{"id":192,"date":"2015-02-10T23:57:36","date_gmt":"2015-02-11T07:57:36","guid":{"rendered":"http:\/\/dff-monolith.com\/?page_id=192"},"modified":"2015-08-11T13:23:04","modified_gmt":"2015-08-11T21:23:04","slug":"interview02-came-to-learn","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/davidrosenmann-taub.com\/fr\/interviews\/interview02-came-to-learn\/","title":{"rendered":"&ldquo;Je suis venu au monde pour appendre&rdquo;"},"content":{"rendered":"<p class=\"centered-quote\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/images\/books\/news-reforma.gif\" alt=\"\" width=\"216\" height=\"30\"><br \/>\r\n  Ciudad de M&eacute;xico<br \/>\r\n  14 mayo 2005<\/p>\r\n<h1>&ldquo;Je suis venu au monde pour appendre&rdquo;<br \/>\r\nDavid Rosenmann-Taub<\/h1>\r\n<h2>par Laura Castellanos<\/h2>\r\n<p style=\"text-align:center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/images\/books\/bar_rust.jpg\" alt=\"alt\" width=\"400\" height=\"2\"><\/p>\r\n<p>Mexico - Le po&egrave;te chilien David Rosenmann-Taub est consid&eacute;r&eacute; comme une l&eacute;gende vivante. Il habite aux &Eacute;tats-Unis loin des projecteurs; c&rsquo;est une &eacute;nigme, comme sa po&eacute;sie. Au Chili son dernier livre publi&eacute; est d&eacute;j&agrave; sorti: <em>Pa&iacute;s M&aacute;s All&aacute;<\/em> (Pays Au del&agrave;) (LOM, 2004).<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/images\/books\/DRT-Berkeley-1975.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"257\" align=\"right\" hspace=\"10\">Est-ce qu&rsquo;on na&icirc;t po&egrave;te ou est-ce qu&rsquo;on le devient?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;D&rsquo;apr&egrave;s mon exp&eacute;rience, on na&icirc;t po&egrave;te. Mais ce n&rsquo;est pas assez. Une &eacute;tincelle est fragile; il faut en prendre soin,&rdquo; d&eacute;clare Rosenmann-Taub, qui a dict&eacute; ses premiers po&egrave;mes et qui a appris &agrave; jouer du piano &agrave; deux ans, et qui envisage de faire publier un livre,<em>Opus Uno<\/em> (Premier Opus), compos&eacute;s de po&egrave;mes &eacute;crits entre deux et quatorze ans.<\/p>\r\n<p>Sa po&eacute;sie, tenue pour cryptique, a &eacute;t&eacute; forg&eacute;e d&egrave;s l&rsquo;enfance. Il es n&eacute; le 3 mai 1927 &agrave; Santiago du Chili; tr&egrave;s t&ocirc;t, sa famille, d&rsquo;origine polonaise &ndash;Manuel Rosenmann, polyglotte et lecteur &eacute;clair&eacute; de litt&eacute;rature, et Dora Taub, pianiste&ndash; lui a inspir&eacute; la passion de l&rsquo;art.<\/p>\r\n<p>Sa jeunesse et ses souvenirs de famille sont pr&eacute;sents &agrave; travers toute son oeuvre, autant dans son premier livre, <em>Cortejo y Epinicio<\/em> (Cort&egrave;ge et &Eacute;pinicie), &eacute;crit pendant les r&eacute;cr&eacute;ations, que dans <em>Pa&iacute;s M&aacute;s All&aacute;,<\/em> o&ugrave; son enfance se m&ecirc;le &agrave; celles de ses parents et de ses grands-parents.<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong>Quelle trace votre m&egrave;re et votre p&egrave;re ont-ils laiss&eacute;e sur votre po&eacute;sie?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;J&rsquo;ai eu beaucoup de chance. Sans l&rsquo;exp&eacute;rience de mon p&egrave;re et de ma m&egrave;re, je n&rsquo;existerais pas. Ils &eacute;taient sans cesse de la pens&eacute;e en action. Ils ne parlaient pas sans raison: j&rsquo;ai pu v&eacute;rifier au cours des ann&eacute;es qu&rsquo;ils ne me parlaient qu&rsquo;avec certitude. Je ne peux pas vous dire que je me souviens de mes parents, comme je ne peux pas vous dire que je me souviens de mes bras. J&rsquo;estime que je suis leur expression: leur t&eacute;moignage. Ils &eacute;taient une le&ccedil;on de non-pr&eacute;jug&eacute;s. Mais mon p&egrave;re m&rsquo;a mis en garde: &lsquo; Pour le meilleur ou pour le pire, certains pr&eacute;jug&eacute;s sont corrects, donc il ne faut pas que tu aies de pr&eacute;jug&eacute;s contre les pr&eacute;jug&eacute;s. &Eacute;coute-les et examine-les.&rsquo;&rdquo;<\/p>\r\n<p>D&egrave;s le d&eacute;but, Rosenmann-Taub a op&eacute;r&eacute; une fusion entre sa po&eacute;sie et la musique, &ldquo;comme une fusion entre la chair et le sang,&rdquo; dit-il. Selon lui, un po&egrave;me est exprim&eacute; non seulement de fa&ccedil;on &eacute;crite, mais aussi de fa&ccedil;on plastique, sonore ou musicale; c&rsquo;est pourquoi il tend &agrave; &eacute;laborer des partitions pour ses po&egrave;mes ou &agrave; cr&eacute;er des po&egrave;mes pianistiques.<\/p>\r\n<p><em>J&rsquo;&eacute;tais Dieu et je marchais sans le savoir. \/ Toi, &ocirc; toi, &eacute;tais mon verger et je t&rsquo;aimais, <\/em><br><br \/>\r\n  &eacute;crivit &agrave; douze ans le po&egrave;te, qualifi&eacute; de mystique par certains critiques.<\/p>\r\n<p>Adolescent, il fait ses &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;Institut P&eacute;dagogique de l&rsquo;Universit&eacute; du Chili,<br><br \/>\r\n  o&ugrave; il a aussi pris des cours de science et de langues. Pour contribuer au soutien de sa famille, il donnait des le&ccedil;ons particuli&egrave;res de piano et de litt&eacute;rature.<\/p>\r\n<p>&ldquo;Quelle est la raison de la conscience si nous ne sommes pas anim&eacute;s de curiosit&eacute; (ce que nous appelons le besoin de connaissance scientifique)? Ce qui compte c&rsquo;est d&rsquo;absorber l&rsquo;exp&eacute;rience. L&rsquo;art est tr&egrave;s important mais ce n&rsquo;est rien en comparaison de l&rsquo;exp&eacute;rience imm&eacute;diate. Les textes, la peinture ou la musique des autres ne m&rsquo;inspirent pas; ce qui m&rsquo;inspire, c&rsquo;est mon exp&eacute;rience. Les oeuvres des autres peuvent me plaire si je discerne une proximit&eacute; ou une affinit&eacute; avec quelque chose que j&rsquo;explore et qui s&rsquo;y trouve &agrave; des degr&eacute;s divers. Mais si ce n&rsquo;est pas du domaine de mon exp&eacute;rience, tout cela a pour moi une valeur tr&egrave;s douteuse.&rdquo;<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un po&egrave;me?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;Au point de vue litt&eacute;raire: c&rsquo;est exprimer, avec certitude, selon le rythme qui lui est propre, quelque chose que je sais et dont je peux &ecirc;tre s&ucirc;r. J&rsquo;utilise le visible pour atteindre l&rsquo;invisible. Je d&eacute;nude ma pens&eacute;e. Dans un sens transcendant, un po&egrave;me est objet ou un acte bien fait, utile et, naturellement, positif.\"<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong>Vous avez dit que vivre est un d&eacute;fi. &Eacute;crire de la po&eacute;sie est-ce aussi un d&eacute;fi?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;Dire la v&eacute;rit&eacute; avec pr&eacute;cision, avec certitude, ne pas mentir, comme dans une investigation scientifique qui a atteint ses cons&eacute;quences ultimes: voil&agrave; un d&eacute;fi. Relever le d&eacute;fi est le vrai d&eacute;fi. Je ne vois pas de diff&eacute;rence entre la science et la po&eacute;sie. La fonction de l&rsquo;art est d&rsquo;exprimer ce que l&rsquo;on sait de la fa&ccedil;on la plus exacte possible; autrement l&rsquo;art n&rsquo;a ni fonction ni destin&eacute;e. Je suis venu au monde pour apprendre. Si je n&rsquo;apprends pas, je suis moins que rien: j&rsquo;assassine mon temps. C&rsquo;est d&eacute;j&agrave; beaucoup de savoir une v&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;est presque une utopie et, quelquefois, c&rsquo;est une compl&egrave;te utopie. L&rsquo;exprimer constitue le domaine de la vraie po&eacute;sie.&rdquo;<\/p>\r\n<p>Pour Rosenmann-Taub, 1973 fut marqu&eacute; par la fatalit&eacute;. Il y a eu non seulement le coup d&rsquo;&eacute;tat contre Salvador Allende, mais, de plus, on lui a vol&eacute; presque toute se production po&eacute;tique (plus de 5000 pages).<\/p>\r\n<p>Bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;&eacute;tende pas sur son exp&eacute;rience durant la dictature de Pinochet, le po&egrave;te exige des sanctions contre &ldquo;les auteurs et ceux qui sont responsables des horreurs dont j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; t&eacute;moin &agrave; cette &eacute;poque au Chili.&rdquo;<\/p>\r\n<p>L&rsquo;auteur de <em>Los Surcos Inundados<\/em> (Les Sillons Inond&eacute;s) et de<em> Los Despojos del Sol<\/em> (Les D&eacute;pouilles du Soleil) a &eacute;migr&eacute; aux &Eacute;tats-Unis il y a vingt ans, mais il ne se consid&egrave;re pas comme &eacute;migrant: &ldquo;La terre est une seule maison. Nous vivons dans une maison ronde. Maintenant je suis dans la salle &agrave; manger, plus tard j&rsquo;irai dans la chambre. Ai-je &eacute;migr&eacute; de la salle &agrave; manger &agrave; la chambre? Je suis sur terre, je n&rsquo;ai pas &eacute;migr&eacute;.&rdquo;<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong>Vous avez dit qu&rsquo;&eacute;crire en pensant au lecteur, c&rsquo;&eacute;tait se trahir. Pour qui &eacute;crivez- vous?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;C&rsquo;est comme si on demandait &agrave; un homme de science: &lsquo;Pour qui faites-vous de la recherche?&rsquo; Quand une femme met un enfant au monde, le fait-elle pour la soci&eacute;t&eacute;? De la m&ecirc;me mani&egrave;re un artiste met son oeuvre au monde. Quand j&rsquo;&eacute;cris, je pense &agrave; un seul lecteur, moi-m&ecirc;me, qui n&rsquo;a pas le temps de perdre son temps.&rdquo;<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong>Pourquoi est-il si difficile d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; vous?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;Si j&rsquo;&eacute;tais docteur et que j&rsquo;avais beaucoup de patients qui seraient faibles et qui auraient besoin de moi, me demanderiez-vous, &lsquo;Pourquoi est-il si difficile d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; vous?&rsquo; Quand on a acc&egrave;s &agrave; quelqu&rsquo;un qui se consacre s&eacute;rieusement &agrave; une activit&eacute;, on l&rsquo;interrompt toujours.&rdquo;<\/p>\r\n<p class=\"the-question\"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous rend heureux? Qu&rsquo;est-ce qui vous fait horreur?<\/strong><\/p>\r\n<p>&ldquo;Deux questions qui forment contraste. Na&icirc;tre et &ecirc;tre conscient, c&rsquo;est &ecirc;tre heureux, bien s&ucirc;r, d&rsquo;advenir. Pour pouvoir &ecirc;tre heureux, il faut oublier l&rsquo;horreur. Et lorsqu&rsquo;on souffre &agrave; cause de l&rsquo;horreur on doit essayer de garder le bonheur. Peut-on &ecirc;tre heureux aujourd&rsquo;hui, apr&egrave;s avoir subi l&rsquo;horreur d&rsquo;hier? Bonheur et horreur sont en fait simultan&eacute;s. Le seul bonheur que nous avons est un horrible bonheur: celui de savoir quelque chose, si tant est qu&rsquo;on puisse savoir quelque chose. Ressentir une horreur, aller au plus profond de cette horreur, c&rsquo;est le bonheur de savoir.&rdquo;<\/p>\r\n<p>Rosenmann-Taub dit qu&rsquo;il conna&icirc;t beaucoup de choses au sujet du Mexique, &ldquo;mais pas son territoire;&rdquo; pour lui les oeuvres de Alfonso Reyes, Mariano Azuela, Nezahualc&oacute;yotl sont actuelles, et il a donn&eacute; des conf&eacute;rences sur Sor Juana In&eacute;s de la Cruz.<\/p>\r\n<p>&ldquo;Juana In&eacute;s de la Cruz est l&rsquo;un des meilleurs auteurs hispano-am&eacute;ricains. Elle imite G&oacute;ngora pour ce qui est de la forme, mais son orientation dans Primero Sue&ntilde;o est tr&egrave;s diff&eacute;rente. G&oacute;ngora fait des recherches plastiques: le mouvement statique de la nature, cr&eacute;er une image par les mots. Juana In&eacute;s de la Cruz recherche une image conceptuelle. Son imitation est stylistique, non pas en ce qui concerne la teneur. Elle est la continuation de la culture mexicaine qui a &eacute;t&eacute; pratiquement an&eacute;antie par la conqu&ecirc;te espagnole.&rdquo;<\/p>\r\n<p>Rosenmann-Taub aimerait que sa po&eacute;sie soit publi&eacute;e au Mexique. Pour l&rsquo;instant ses livres peuvent &ecirc;tre command&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;diteur LOM par internet &agrave; <a href=\"http:\/\/www.lom.cl\/\">www.lom.cl<\/a>, ou on peut en lire des extraits sur le site www.davidrosenmann-taub.com . Depuis l&rsquo;ann&eacute;e 2000, la fondation sans but lucratif Corda se consacre &agrave; la pr&eacute;servation et &agrave; la diss&eacute;mination de son oeuvre.<\/p>\r\n<p>&ldquo;Publier une oeuvre c&rsquo;est la prot&eacute;ger. J&rsquo;associe le Mexique &agrave; Juana In&eacute;s de la Cruz. Il me plairait d&rsquo;&ecirc;tre publi&eacute; dans le pays o&ugrave; elle a v&eacute;cu. <em>Primero Sue&ntilde;o<\/em> a commenc&eacute; &agrave; &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute; par Vossler et Pfandl au vingti&egrave;me si&egrave;cle. Et la publication de son oeuvre compl&egrave;te est due particuli&egrave;rement aux efforts de Alfonso M&eacute;ndez Plancarte. L&rsquo;&eacute;valuation de l&rsquo;importance de <em>Primero Sue&ntilde;o<\/em> est encore loin du compte. Diriez-vous que son oeuvre est seulement pour initi&eacute;s?&rdquo;<\/p>\r\n<p>Rosenmann-Taub pr&eacute;pare en ce moment l&rsquo;enregistrement de sa lecture de <em>Pa&iacute;s M&aacute;s All&aacute;<\/em> et r&eacute;vise son livre <em>Poesiectom&iacute;a<\/em> qui sera publi&eacute; cette ann&eacute;e par LOM, ainsi que <em>En un lugar de la Sangre.<\/em><\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ciudad de M&eacute;xico 14 mayo 2005 &ldquo;Je suis venu au monde pour appendre&rdquo; David Rosenmann-Taub par Laura Castellanos Mexico &#8211; Le po&egrave;te chilien David Rosenmann-Taub est consid&eacute;r&eacute; comme une l&eacute;gende vivante. Il habite aux &Eacute;tats-Unis loin des projecteurs; c&rsquo;est une &eacute;nigme, comme sa po&eacute;sie. 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