Biographie

1927

Manuel Rosenmann, 1917

Manuel Rosenmann, 1917

Dora Taub, 1920

Dora Taub, 1920

Né le 3 mai à Santiago du Chili. Ses parents, Manuel Rosenmann et Dora Taub, sont des émigrés de Pologne. Enfant précoce, il apprend à lire à un an et demi. Son père, polyglotte et lecteur doté d’une grande intelligence critique, lui fait connaître très tôt la littérature mondiale. Sa mère, pianiste hors pair, commence à lui enseigner le piano à deux ans. Il écrit ses premiers poèmes à trois ans, et à sept ans il a pleinement conscience d’être poète. Ses parents, témoins de ses dons exceptionnels, encouragent sa vocation. À neuf ans, il prend en charge son premier élève de piano.

1933-1943

Il poursuit son éducation au Colegio Europeo et au Liceo de Aplicatión. Il écrit de la poésie quotidiennement. Au cours des premières années de son adolescence il conçoit El Adolescente et le premier volume de Cortejo y Epinicio (Cortège et Épinicie). Il les compose en partie pendant les périodes de récréation à l’école.

1935-1946

David Rosenmann-Taub, Santiago 1943

David Rosenmann-Taub, Santiago 1943

Il continue son éducation musicale. Il étudie le piano avec Roberto Duncker, qui l’incite à devenir un pianiste de concert. Il étudie la méthodologie musicale avec Carlos Isamitt, le rythme avec Andrée Haas (élève de Dalcroze), et la composition, le contrepoint et la fugue avec Pedro Humberto Allende qui lui conseille de se consacrer entièrement à la composition.

1945

Frappé par son talent, l’écrivain Luis Merino Reyes le présente au Sindicato de Escritores de Chile (Association des Écrivains du Chili). Le poète Antonio de Undurraga, secrétaire du Sindicato, lui demande de voir un exemple de son travail. Il donne à Undurraga une version du manuscrit de son long poème El Adolescente composé en 1941, à l’âge de quatorze ans. Quelque temps plus tard Undurraga fait au poète la surprise de lui donner un exemplaire du nouveau magazine littéraire Caballo de Fuego, dans lequel il a fait publier El Adolescente.” Voilà ce que je pense de votre poème”, dit-il à Rosenmann-Taub.

1944-1948

Il étudie l’espagnol à l’Instituto Pedagógico de l’Université du Chili.Il y obtiendra le titre de Professeur d’Espanol. Il prend aussi des cours de botanique, d’astronomie, d’anatomie, d’anglais, de français, de portugais, de stylistique, d’esthétique, et d’art. Ces études font partie d’une vaste érudition acquise au cours de sa vie grâce à la lecture de nombreuses disciplines en plusieurs langues. Il contribue au soutien économique de sa famille en donnant des leçons particulières de piano, de grammaire et de littérature.

1948

Il présente à un concours le manuscrit du premier volume de Cortejo y Epinicioet le prix de poésie du Sindicato de Escritores lui est attribué.

1949

Arturo Soria, réfugié espagnol qui a fondé la prestigieuse maison d’édition chilienne Cruz del Sur, publie le premier volume de Cortejo y Epinicio. Le livre reçoit un accueil enthousiaste de la presse. Il est notamment salué dans un article très élogieux par Alone, critique littéraire de haute volée, qui le fait paraître dans le journal le plus diffusé au Chili, El Mercurio.

Il enregistre plusieurs de ses poèmes pour El Archivo de la Palabra (Les Archives de la Parole), série d’enregistrements d’auteurs dirigée par Soria.

1951

David Rosenmann-Taub, Santiago 1950

Santiago, 1950

Cruz del Sur publie Los Surcos Inundados (Les Sillons Inondés) pour lequel il reçoit le Premio Municipal de Poesía.

Pour son livre (inédit) El Regazo Luminoso (Le Giron Lumineux), il obtient le Premio Nacional de la Universidad de Concepción (le Prix National de l’Université de Concepcíon).

Il rencontre Georg Friedrich Nicolai, scientifique, pacifiste, ami d’Einstein. À la suggestion de Nicolai, il étudie la physique.

1952

PEN Club, Santiago 1952

PEN Club, Santiago 1952

David Rosenmann-Taub, Premio Municipal 1952

Premio Municipal, Santiago, 1952

La Enredadera del Júbilo (Liane d’Allégresse) est publiée d’abord dans le magazine Atenea puis comme livre par Cruz del Sur.

1952-1975

David Rosenmann-Taub, 1961

Santiago, 1961

Durant cette période, bien qu’il écrive sans cesse, il ne publie qu’un petit volume, en 1962: Cuaderno de Poesia (Carnet de Poésie)(Taller Edition 99). Son éditeur, Arturo Soria, ferme Cruz del Sur et revient en Espagne. Le père de Rosenmann-Taub a des difficultés financières et le poète donne des leçons particulières du matin au soir pour soutenir sa famille. Très tard dans la nuit, il continue à écrire.

1955

David Rosenmann-Taub, Santiago 1955

Santiago, 1955

David Rosenmann-Taub, Santiago 1954 (Piano)

Santiago, 1954

Il rencontre à Buenos Aires l’écrivain polonais Witold Gombrowicz qui exprime son admiration pour Cortejo y Epinicio.

1962

David Rosenmann-Taub, Santiago 1961

Santiago, 1961

Publication de Cuaderno de Poesía (Carnet de Poésie) (Taller édition 99).

1973

À la même époque on vole une grande quantité de ce que possède Rosenmann-Taub, dont cinq mille pages manuscrites de sa poésie.

Un coup d’état militaire renverse le gouvernement de Salvador Allende.

1975

David Rosemann-Taub, Berkeley 1975

États-Unis, 1975

Il fait la connaissance à Buenos Aires de l’écrivain Victoria Ocampo, qui apprécie hautement le manuscrit encore inédit de El Cielo en la Fuente (Le Ciel dans la Fontaine).

1976-1978

David Rosenmann-Taub, Santiago 1977

Santiago, 1977

Il voyage en Amérique du Sud et en Europe grâce à une bourse de la Oriental Studies Foundation. Il écrit Ajorca de Europa ( Bracelet d’Europe), inédit à ce jour.

Il donne des conférences à New York sur sa poésie et sur San Juan de la Cruz, Sor Inès de la Cruz, Monet, Vermeer, Beethoven, Ravel et Albéniz parmi d’autres.

1976

Publication de Los Despojos del Sol: Ananda Primera (Restes du Soleil: Première Ananda) par Esteoeste à Buenos Aires.

1977

Publication de El Cielo en la Fuente (Le Ciel dans la Fontaine)par Esteoeste à Buenos Aires.

1978

Publication de Los Despojos del Sol: Ananda Segunda (Restes du Soleil: Seconde Ananda) et la deuxième édition du premier volume de Cortejo y Epinicio, tous les deux par Esteoeste à Buenos Aires.

Il rencontre Nahúm Kamenetzky qui, à plus de soixante-dix ans, travaille comme garçon de livraison chez l’imprimeur des livres de Rosenmann-Taub. Il découvre que Kamenetzky a écrit une collection de carnets d’aphorismes, dont la véracité retient l’attention du poète; en collaboration avec Kamenetzky, il transforme un certain nombre d’entre eux en un livre qu’il publiera sous le nom de Al Rey su Trono (Au Roi son Trône).

1980

David Rosenmann-Taub, Santiago 1981

Santiago, 1981

David Rosenmann-Taub, El Mercurio Interview 1981

El Mercurio, Santiago, 1981

Reçoit une subvention de la Oriental Studies Foundation.

1983

Publication de Al Rey su Trono par Esteoeste à Santiago, illustré par plusieurs dessins du poète.

1985-Present

David Rosenmann-Taub, 2002

États-Unis, 2002

David Rosemann-Taub, California 1987

États-Unis, 1987

Il s’établit aux États-Unis. Il se consacre à ses activités artistiques et donne aussi des leçons particulières de littérature, de musique et d’art pictural.

Il enregistre un grand nombre de ses compositions pour piano. Parmi celles-là: Abecechedario (Abécédaire), Morir para Nacer (Mourir pour Vivre) et Fuegos Naturales (Feux Naturels).

Il rassemble la collection de ses propres dessins exécutés au cours de sa vie, dont la série Alarde (Parade), et La Bofetada (La Gifle). Il continue à dessiner.

Il écrit d’abondance. Il révise le second, le troisième et le quatrième volume de Cortejo y Epinicio, La Mañana Eterna (Le Matin Éternel), et les douze volumes de Los Despojos del Sol. Il prépare une édition de El Cielo en la Fuente avec ses propres commentaires, et un livre de commentaires sur une sélection de ses poèmes, qui est en train d’être traduit en anglais et en français. Ses oeuvres poétiques, quand elles seront publiées dans leur totalité, compteront plus de quarante volumes.

En 2000, Corda, fondation à but non lucratif, est créée pour préserver, disséminer, et étudier l’oeuvre de Rosenmann-Taub.

David Rosenmann-Taub, 2007

États-Unis, 2007

En 2002, LOM ediciones publie une nouvelle édition de Cortejo y Epinicio (Volume I); en 2003, El Mensajero (Le Messager), Volume II de Cortejo y Epinicio; en 2004, El Cielo en la Fuente et La Mañana Eterna (Le Ciel dans la Fontaine et Le Matin Eternel) en un seul volume, et País Más Allá (Pays Au Delà); en 2005, Poesiectomía (Poésiectomie); en 2006, Los Despojos del Sol, Anandas I et II (Les Restes du Soleil); la même année: En un lugar de la Sangre (Dans un lieu du Sang) publié par Mandora Press, recueil accompagné d’un CD et d’un DVD; en 2007, Auge (Expansion); en 2008, Quince (Quinze), livre de commentaires par l’auteur sur quinze de ses poèmes, avec un CD dans lequel il les lit; en 2011, La Opcíon (L’Option), volume III de Cortejo y Epinicio; en 2013, La Noche Antes (La Nuit d’avant), Volume IV de Cortejo y Epinicio; cette même année, publication de la quatrième édition du premier volume de la tétralogie, sous le nom de El Zócalo (Le Socle) ; les quatre volumes sont maintenant aussi disponibles dans un coffret; en 2014, Los Surcos Inundados (Les Sillons Inondés); en 2015, Oó,o, publié par Editorial Pre-Textos; en 2016, Trébol de Nueve, publié par LOM Ediciones.

United States, 2013

États-Unis, 2013

Traductions de son oeuvre et anthologies:

  • Italie: E poi, il vento, Andrea Lippolis Editore, anthologie bilingue de Sabrina Costanzo (2010)
  • Espagne: Me incitó el espejo, DVD Ediciones, anthologie de Álvaro Salvador et Erika Martinez (2010); El Duelo de la Luz (Le Deuil de la Lumière), Pre-textos Ediciones, anthologie de Álvaro Salvador et Erika Martinez (2014)
  • Inde: Quince, Kaurab editions, Kolkata, traduit en Bengali par Subhro Bandopadhyay (2010)
  • Mexique: El horizonte cruza la casa, Collección “La Abeja De Perséfone”, anthologie de Victor Toledo (2011)
  • France: Cortège et Épinicie, Éditions Bruno Doucey, édition bilingue de Cortjeo y Epinicio I, traduction de Luc Brébion (2011)
  • Argentine: Multiverso, Editorial Mansalva, anthologie de Jorge Monteleone (2012)
  • Portugal: Antes que a luz trema, Editions Universidade Fernando Pessoa, anthology bilingue de Albano Martins (2013)